La Nouvelle Roumanie
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          Histoire - Culture - Adresses - Liens Utiles

          Au début les daco-romains

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          L'origine daco-romaine :
          Les roumains connaissent deux origines principales : les gétos-daces et les romains. Les gétos-daces étaient présents il y a 4000 ans environ dans une bonne partie de l'actuelle Roumanie, leur culture était assez semblable à celle des Celtes et des Thraces.
          Rome sous l'empereur Trajan, s'intéresse aux richesses de cette région, notamment l'or, et fait la conquête de ce qui deviendra la province de Dacie (101-107 aprés jc) aprés une forte résistance du chef dace Décébale. Régulièrement attaquée, l'empereur romain Aurélien finit par abandonner en 271 la Dacie aux Goths.Relayés plus tard par les Huns, Vandales, Magyars (vers le IXe siècle.). Plus tard encore par les Mongols. 
          Puis enfin par les Hongrois et Turcs qui s'empareront de la Valachie, Transylvanie et Moldavie. Les Vlaques orthodoxes subiront le servage au XIe siècle avec Etienne 1er d'Hongrie qui envahira les Carpathes et fera prospérer durablement la région à travers les nouvelles villes marchandes comme Sibiu, Cluj, Brasov. Pour diminuer l'influence orthodoxe, de nombreux monastères seront construits.
          Aujourd'hui les historiens s'opposent encore sur l'origine de la latinité du peuple roumain. pour les uns elle remonte au peuple daco-romain refugié dans les carpathes aprés les invasions. Pour d'autres cette latinité est dûe aux Valaques - de langue romane - venus des Balkans.

          L'empire ottoman

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          La domination Ottomane :
          D' abord sous tutelle Hongroise qui a autorité en Transylvanie, les voïvodes (nobles d'origine romaine) finissent par s'affranchir au XIVe siècle, pour créer les principautés indépendantes de Valachie et de Moldavie.
          Bientôt menacés par les Ottomans qui prennent Byzance en 1453, la résistance s'organise autour de deux personnages illustres tels que Mircea le Vieux et Vlad Tepes l'Empaleur (à l'origine de la légende Dracula). Mais c'est Etienne III le Grand qui opposera la plus forte résistance (1457-1504).
          Les Turcs finissent par soumettre les 3 provinces qui gardent toutefois leur autonomie y compris religieuse, la présence aujourd'hui d'une seule mosquée à Constanta témoigne de cette liberté de culte. Cette période de domination turque donnera à ces 3 provinces l'occasion de connaître un véritable essor culturel.
          C'est à cette époque là que le slavon est remplacé par le ruman qui finit par devenir la langue écrite sous l'influence des Popes (représentants orthodoxes). De nombreux textes sacrés seront traduits. L'influence occidentale, à travers la Réforme, poussera même à revendiquer l'indépendance. 
          Et fin XVIe siècle Michel le Brave -voivode de Valachie- réussira à faire reculer les Turcs pour rassembler un temps les trois provinces avec comme capitale Alba-Iulia. Mais les Turcs reprennent vite le contrôle des provinces laissant de nouveau les princes se consacrer à l'essor culturel. Bucarest devient la capitale et l'influence de l'Occident se fait de plus en plu sentir dans les mentalités et dans les réformes: écoles, imprimeries, académies.

          Les visées austro-hongroises

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          L'accord austro-russe :
          Fin XVIIe siècle, les Autrichiens repoussant les Turcs, envahissent la Transylvanie, puis le Banat et la Bucovine. Ils feront venir plusieurs milliers de colons lorrains et obligeront les orthodoxes à se convertir à l'Eglise Uniate qu'ils viennent de créer. Pendant ce temps la Moldavie et la Valachie encore tributaires des turcs seront dorénavant administrés par des gouverneurs (Hospodars) originaires de familles riches grecques (Phanariotes). Quelques progrès seront menés pendant cette période, comme l'abolition du servage en 1740.
          Face au déclin de l'empire Ottoman, la Russie et l'Autriche manifestent leurs intentions. En 1870 La Russie après une brève occupation de la Moldavie et de la Valachie restitue les provinces à la Turquie mais offrent sa protection aux populations orthodoxes en occupant la Bessarabie en 1812 et une partie de la Moldavie. En 1875 c'est l'Autriche qui occupe la Bucovine.
          Après le dernier conflit qui opposent turcs et russes en 1829, les provinces passent sous protectorat russo-turc. C'est le début du nationalisme roumain qui  émerge dès le début du XIXe siècle. De nombreuses insurrections successives seront réprimées comme celles des Pandours, des Bonjouristes aussi bien par les russes que par les turcs.
          En 1854 les provinces passent sous occupation autrichienne.
          En 1856 après la Guerre de Crimée (alliance anglo-française contre la Russie), le Traité de Paris reconnaît l'autonomie des provinces qui repassent encore sous l'autorité Ottomane.

          La naissance de la Roumanie

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          Naissance de l'unité roumaine :
          Sous l"influence de Napoléon III, c'est la naissance de la Roumanie (de fait) par le choix d'un seul gouverneur pour la Valachie et la Moldavie, à travers le Prince Ion Couza en 1859. Cette unité deviendra officiellement en 1861 : la Roumanie. Le nouveau prince apportera de nombreux changements comme la scolarité obligatoire, des institutions judiciaires influencées par le code civil français, la suppression du servage. Mais ces changements n'empêcheront pas son renversement en 1866.
          La principauté roumaine, qui prend part à la guerre de 1876 avec les Russes contre la Turquie, obtient en contrepartie son indépendance au congrès de Berlin (1878), mais doit céder la Bessarabie à la Russie. Et en 1881 la Roumanie a son premier prince et roi Carol 1er (ancien lieutenant prussien). C'est alors que la Roumanie s'engage dans la voie d'une véritable modernisation avec la mise en place d'un réseau ferroviaire, routier, d'une industrie pétrolière, minière, et manufacturière.
          En 1913 la Roumanie entre en guerre contre la Bulgarie, aux côtés de la Grèce et de la Turquie et obtient la restitution de la Dobroudja méridionale.

          Montée du Nazisme

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          La montée de l'Allemagne Nazie :En 1916 la Roumanie participera sous le règne de Ferdinand 1er (successeur dru roi Carol 1er) à la guerre contre l'Allemagne. Cela aura pour conséquence d'entraîner l'occupation de Bucarest. 
          La France viendra à l'aide avec plusieurs milliers de soldats sous le commandement du Général Berthelot qui à son retour soulignera le courage des soldats roumains. Cette implication dans la guerre contre l'Allemagne rendra à la Roumanie : la Bucovine, la Transylvanie, et la Bessarabie. En 1919/1920 ce sera la période ou la Roumanie aura eu sa plus grande unité territoriale.


          Entre fascisme et communisme

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          Naissance du fascisme et du communisme :En 1921, c'est la naissance du parti communiste qui sera renforcé par la grande crise mondiale de 1929 qui n'épargne pas la Roumanie. C'est aussi la naissance du fascisme avec la création de la Garde de Fer sous l'impulsion de Codreanu, avocat. 
          En 1930, le roi Carol II succède au roi Ferdinand Ier décédé en 1927. Il instaure une monarchie autoritaire avec l'appui des fascistes, comme Codreanu qu'il finira par exécuter en 1938.
          Obligé de se soumettre devant l'Allemagne et l'URSS après la défaite de la France en 1940, la Roumanie perd la Bessarabie, la Hongrie récupère la Transylvanie et la Bulgarie la Dobroudja méridionale.
          Ce démantèlement entraîne l'abdication du roi sous la pression d'Antonescu, au profit de son fils le prince Michel. Antonescu renforcé de son influence se déclare Conducator du pays. Il institue un régime de terreur, s'allie aux Allemands contre l'invasion de l'URSS et récupère la Bessarabie.
          La débâcle des Allemands vers la fin de la seconde guerre mondiale entraîne l'arrestation d'Antonescu par le roi Michel. Les partis politiques tout horizons confondus s'unissent contre le nazisme et c'est l'insurrection victorieuse à Bucarest en 1944. Un armistice est signé en 1947 avec l'URSS au terme duquel, la Roumanie restitue la Bessarabie et la Bucovine septentrionale, mais recouvre, en contrepartie, la Transylvanie dans sa totalité.


          Passage au modèle soviétique

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          Le passage au modèle soviétique :En 1945, à peine des élections libres ont lieu, que le chef du gouvernement Radescu est remplacé de force par le communiste Groza sous la pression de l'URSS. Lesélections contestées amènent les communistes au pouvoir. La conséquence immédiate est l'abdication du roi Michel, de nombreux leaders politiques sont emprisonnés. La Roumanie devient ainsi en 1948 la République Populaire de Roumanie sur le modèle soviétique.
          Les années 50 représenteront une grande période d'industrialisation, et parallèlement une forte censure politique est mise en place.
          Le Pacte de Varsovie intègre, en 1955, la Roumanie. Les relations n'auront jamais été aussi proches durant ces années avec l'URSS et la Chine.


          L'ère de Nicolae Ceaucescu

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          L'ère Ceaucescu :Dès 1963, la contestation à l'égard du grand frère grandit, et la Roumanie peu à peu s'ouvre à d'autres pays comme la France. En 1965 Ceaucescu devient le n°1 du parti communiste après le décès de son leader Geordjiu Dej. La Roumanie entre alors dans une grande période de croissance durant les années 60, tout se développeà grande vitesse. Ceaucescu s'ouvre aux pays occidentaux, libère des prisonniers politiques, Le Génie des Carpathes n'en finit pas d'étonner son monde !
          Malheureusement tout se dégrade quand il revient influencé de son voyage de Chine. La Roumanie subira alors dés 1974 et jusqu'à la révolution de décembre 1989, la folie du "petit cordonnier". C'est la systématisation et l'uniformisation du pays par la destruction des villages, des églises ; c'est le regroupement des populations dans des habitations bétonnées dans les grandes villes.
          C'est ainsi qu'une partie du vieux quartier de Bucarest est détruit pour y mettre en place de longues allées sans âmes, aux hautes tours bétonnés avec au bout la "Maison du Peuple" immense délire architecturale de 400.000 M2 ! Palais devenu aujourd'hui le palais du gouvernement. Ceaucescu finira par mettra à genou le pays en voulant atteindre son objectif de remboursement de la dette extérieure, en contradiction avec la pratique financière internationale de l'époque.
          C'est aussi l'instauration de la Securitate (la plus crainte des polices secrètes des pays de l'Est) qui poursuit ses opposants même à l'Etranger !
          Ceausescu se fera connaître aussi par la distance qu'il entretient avec l'URSS en matière de politique internationale : pas d'intervention dans la répression du Printemps de Prague. Pas de prise de position dans le conflit idéologique Chine-URSS. Il permet de nombreux départs de Roumanie des juifs moyennant paiement. En même temps un contentieux persistera encore sur la Bessarabie perdu en 1947 au profit de l'URSS.


          1989 la fin du communisme

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          La fin du communisme :L'Histoire fera connaître Ceaucescu et la Roumanie à la Révolution de décembre 1989. Tout le monde se rappelle du jugement expéditif ainsi que l'exécution des époux Ceaucescu qui fit le tour des télévisions du monde. Vrai ou faux procès, toujours est-il que c'est la fin d'une longue période de privations de libertés et d'identités. Les Français découvrent avec surprise que les roumains parlent français !
          Le pays tourne la page de 50 ans de communisme. Et le drapeau troué en est le symbôle. Symbole que le Président Clinton prit pour un Pancho quand les officiels roumains le lui offrirent lors de sa visite en Roumanie. Le pays redécouvrent la pluralité de la presse, la littérature, les pratiques religieuses.


          Les 1ères élections libres

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          Les élections libres :En mai 1991 ont lieu les premières élections libres qui amènent Iliescu au pouvoir et nomment Petre Roman comme 1er ministre. La nouvelle Constitution est adoptée en 1991, le système politique s'articule autour d'une présidence de 4 ans, d'un gouvernement, et d'un système bicamerale.
          Après l'effervescence de la liberté, la réalité économique s'impose sévèrement. La Marche violente des Mineurs sur Bucarest avec à leur tête Miron Cozma leader nationaliste entraîne la chute de Petre Roman. Miron Cozma sera arrêté et à peine libéré en juillet 1998 il incite à une nouvelle Marche en janvier 1999. A nouveau il est arrêté.
          L'élection de septembre 1992 ne permet pas de dégager une majorité parlementaire, et la coalition gouvernementale qui suit rend difficile la mise en oeuvre de réformes importantes.
          Le Président Ion Iliescu perd peu a peu de sa popularité et son parti en fait les frais aux électrons municipales de 1996 qui se traduira aussi par un fort taux d'abstention des électeurs déçues des politiques menées. On retiendra de l'investiture de Iliescu, le rapprochement du pays avec l'Otan, et l'Union Européenne.
          En novembre 1996 le peuple préfère Emil Constantinescu à Ion Iliescu. Toutefois la situation est encore à ce jour très difficile. Le rapport de la Comission Européenne qui conditionne l'entrée dans l'UE, exige que la Roumanie remplisse 2 objectifs principaux : traiter la situation des nombreux orphelinats, et réaliser des réformes économiques plus concrètes.